Publiée le par Matthieu LORENTZ
Championnats de France séniors
Ci-joint une superbe article de lutte concernant les championnats de France de lutte séniors qui se sont déroulés à Paris
La première journée fut consacrée à la lutte libre.
Bonne lecture :
LUTTE – CHAMPIONNATS DE FRANCE SENIORS
L’Alsace ambitieuse à Paris

Le double champion d’Europe en titre Ibrahim Ghanem (Olympia Schiltigheim) sera l’un des chefs de file de la délégation alsacienne à Paris. Photo Roméo Boetzlé
Les clubs alsaciens seront représentés ce week-end à Paris par 27 lutteurs aux championnats de France seniors (féminine, libre, gréco). L’ambition est de faire mieux que les neuf médailles (dont deux en or) décrochées il y a un an à Besançon avec une délégation de 17 athlètes.
La Halle Carpentier accueille samedi et dimanche le gratin de la lutte française. Le Comité régional du Grand Est a qualifié 57 lutteurs, dont près de la moitié (27) est issue de clubs alsaciens.
Parmi les engagés de la grande Région, on retrouve deux lutteurs qui ont fait briller la France aux derniers championnats d’Europe à Tirana (Albanie) fin avril. Kendra Dacher (Maizières-lès-Metz) y a ainsi décroché le bronze en -76 kg, sa deuxième médaille chez les seniors sur la scène internationale après sa troisième place à l’Euro 2022 en -72 kg.
Mais c’est surtout le Schilikois Ibrahim Ghanem qui a porté le plus haut les couleurs tricolores. Le champion du monde 2023 en -72 kg gréco, double médaillé d’argent sur la scène planétaire (2024, 2025), a enrichi sa collection de breloques à Tirana en conservant son titre de champion d’Europe gagné un an auparavant dans la confusion face au Hongrois Levai Levente. Suite à une erreur d’arbitrage, le clan français avait en effet porté réclamation et les deux finalistes avaient reçu une médaille d’or.
En Albanie, Ibrahim Ghanem a montré qu’il est bien le patron en Europe en dominant (4-0) le Géorgien Iuri Lomadze. Avant de se tester chez les -67 kg sur un prochain tournoi international, le lutteur de l’Olympia va monter d’une catégorie (-77 kg) comme il l’a souvent fait et voudra reconquérir à Paris un titre national qu’il n’a pu défendre depuis 2022.
L’an dernier, le désormais double champion d’Europe en titre avait dû renoncer par précaution à cause d’un poignet douloureux, tandis qu’en 2024, il était sur les rotules après une éreintante (et vaine) campagne de qualification olympique. Il avait fait l’impasse sur les “France” comme en 2023.
Sauf contrordre, il faudra donc compter sur lui dans la chasse aux médailles d’or.
La délégation alsacienne peut d’ailleurs prétendre à une meilleure récolte qu’il y a un an à Besançon, quand seuls Quentin Sticker (Ol. Schiltigheim, 70 kg libre) et Levan Lagvilava (Colmar FLC, -125 kg libre) étaient montés sur la plus haute marche du podium.
Depuis, un autre champion de France en titre est venu garnir les rangs alsaciens. Sacré dans le Doubs chez les -92 kg libre sous la combinaison de Bagnolet, Mahmoud Badawi a en effet rejoint l’Olympia. L’Égyptien, vice-champion d’Afrique junior en 2022, voudra bien évidemment conserver son titre (*).
Avec quatorze qualifiés, le club schilikois pourvoit quasiment la moitié de la délégation alsacienne. Titré l’an dernier pour la première fois chez les -65 kg libre, Quentin Sticker voudra montrer à la Halle Carpentier qu’il a pris goût à l’or.
Daoud Issayev (-79 kg libre) et Jules Gardette (-61 kg), en bronze l’an dernier, font partie des bonnes chances de l’Olympia. « Pour moi, tous nos qualifiés ont le potentiel pour aller chercher une médaille », estime Pierre Berrak, le coach schilikois qui « mise beaucoup sur Apti Youssoupov après sa grosse saison chez les U20 ». Titré en libre (-86 kg) et en gréco (-87 kg), il sera engagé en -86 kg libre.
C’est dans le style libre que les lutteurs alsaciens avaient réalisé la meilleure moisson à Besançon (huit des neuf médailles). On attend d’ailleurs avec impatience la revanche entre Levan Lagvilava (Colmar FLC) et Zelimkhan Umkhadjiev (Sarreguemines). Il y a un an, le Haut-Rhinois décrochait son premier titre chez les seniors en -125 kg en dominant l’ex-Schilikois, qui avait récolté l’or lors des cinq éditions précédentes.
Trois lutteuses représenteront l’Alsace dimanche. Tatiana Debien (Schiltigheim), blessée l’an dernier, est de retour. La vice-championne d’Europe 2025 (-55 kg) visera le titre chez les -53 kg, où elle pourrait croiser la Colmarienne Lilya Cohen, médaillée de bronze en -55 kg à Besançon. L’Espagnole Lydia Perez Tourinio, 9e des “Europe” à Tirana en -57 kg, voudra bien faire en -62 kg pour ses premiers championnats de France sous les couleurs de l’Olympia.
Programme. Samedi : lutte libre (de 10h à 20h). Dimanche : lutte féminine et lutte gréco-romaine (de 10h à 19h). (*) Chaque lutteur étranger licencié en France peut participer au championnat national.

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